Calculer sa grossesse avec les cycles menstruels et la fertilité

Dans la vie intime d’une femme, les semaines sont rythmées par le cycle menstruel. Cette mécanique biologique commence à la puberté pour s’achever au moment de la ménopause, essaimant les moments les plus fertiles pour une femme tout du long de sa vie.

La durée du cycle menstruel est en moyenne de vingt-huit jours. Cette période est donnée à titre indicatif, car elle peut varier légèrement d’une femme à l’autre, notamment en raison de facteurs extérieurs comme le stress ou les changements de rythme dans la vie quotidienne. Au cours du cycle menstruel, l’organisme se prépare à une éventuelle grossesse, et pas moins de trois phases le composent : la phase préovulatoire, la phase d’ovulation et la phase de désagrégation.

C’est une base essentielle quand on veut calculer sa grossesse.

Les trois phases du cycle menstruel

La phase préovulatoire

C’est cette phase qui marque le début des règles. Elle s’étend sur une période de quatorze jours durant lesquels un follicule va grossir et libérer un ovule. Le corps subit quelques changements dans cet intervalle, les ovaires produisent des œstrogènes et de la progestérone, qui ont pour effet de permettre à la muqueuse utérine de s’épaissir.

La phase d’ovulation

L’ovulation est déclenchée par le cerveau. L’hypophyse et l’hypothalamus vont sécréter des hormones qui vont provoquer le processus. Cette phase de quelques jours est celle durant laquelle la femme est la plus fertile. Au début de sa puberté, une jeune fille détient près de 300 000 ovules, qui seront libérés jusqu’à la ménopause par les deux ovaires lors des cycles menstruels. La libération de l’ovule par le follicule intervient aux alentours du quatorzième jour après le début des règles. C’est au début de cette phase que l’ovule est prêt à être fécondé tandis qu’il entame sa route vers l’utérus. La muqueuse de l’utérus est préparée à accueillir l’œuf en cas de fécondation de l’ovule, grâce au follicule qui, entre temps, est devenu le corps jaune.

La phase de désagrégation

Faute de fécondation de l’ovule, les hormones produites par les ovaires s’amenuisent et la muqueuse utérine se détache. C’est ce qui marque l’apparition des règles, sur une période de trois à cinq jours, et le début, ensuite, d’une nouvelle phase préovulatoire…

Connaître sa période d’ovulation pour calculer sa grossesse

Vous désirez mettre toutes les chances de votre côté pour tomber enceinte ? Dans ce cas, mieux vaut suivre attentivement le déroulé de votre cycle menstruel. En effet, c’est durant les périodes d’ovulation que vous serez la plus féconde. Le jour de l’ovulation intervient 4 jours avant et jusqu’à un jour après le début de la phase d’ovulation. Cela signifie que vous êtes plus particulièrement fertile entre le 10e et le 15e jour du cycle. La durée d’un cycle normal est de 28 jours. Cependant, certaines femmes sont réglées sur un cycle menstruel court, la période d’ovulation n’est donc pas la même. Par exemple, pour un cycle menstruel de 21 jours, vous pouvez calculer le début de votre phase d’ovulation en retirant 14 jours, durée de la phase lutéale qui ne change pas, du nombre de jours que comporte votre cycle. Dans cet exemple, il convient donc de retirer 14 jours sur un cycle de 21 jours, ce qui vous donne le chiffre 7 : votre ovulation débute donc le septième jour qui suit le début de vos règles. Dans le cas d’un cycle menstruel plus long, c’est le même calcul qui se fait. Par exemple, pour un cycle de 34 jours, retirez 14 jours, et vous obtenez le chiffre 20 : votre période d’ovulation débute donc le vingtième jour qui suit le début de vos règles. Si vous avez besoin d’aide, sachez qu’il est possible de pratiquer un test d’ovulation. Le dosage de l’hormone lutéinisante permettra de définir la date du début de votre ovulation.

Fertiles plus longtemps ?

Des chercheurs britanniques ont entamé une étude sur la fertilité des femmes. Publiée dans le British Medical Journal (vol. 321, p. 1259-1262), cette étude démontrait un phénomène intéressant : la période de fertilité serait bien plus vaste qu’on ne le pense, et les femmes de 25 à 35 ans, au top de leur fertilité, pourraient tomber enceinte tout au long de leur cycle menstruel !

L’infertilité chez les femmes

L’infertilité chez la femme peut trouver différentes origines. Les troubles de l’ovulation concernent environ un tiers des femmes qui ne parviennent pas à avoir d’enfant. L’absence de cycle menstruel, ou des cycles trop irréguliers ou peu fréquents peuvent être caractéristiques pour orienter le diagnostic.
L’infertilité peut aussi avoir une origine tubaire. Dans ce cas, ce sont les trompes qui ne sont pas totalement fonctionnelles. Ces dernières peuvent être absentes, endommagées ou bouchées. Cela peut notamment être dû à des infections contractées par le passé, ou la conséquence d’une intervention chirurgicale. Enfin, l’infertilité peut aussi avoir une origine cervicale ou utérine. On peut alors rechercher un canal cervical anormalement rétréci, ou une production insuffisante de glaire pour aider à la pénétration des spermatozoïdes. Dans d’autres cas, des malformations congénitales de l’utérus ou des tumeurs bénignes contribuent à perturber l’implantation de l’embryon et accentuent le risque de fausse-couche. Lorsque le couple rencontre des problèmes de fertilité, les deux partenaires passent des examens. Celui de la femme comprend un examen gynécologique (pour déceler des anomalies anatomiques ou une éventuelle infection), une prise de sang pour réaliser un bilan hormonal, un test de Huhner pour analyser la qualité de la glaire du col de l’utérus, et une échographie pelvienne ainsi qu’une hystérosalpingographie pour éliminer certaines anomalies de l’organe reproducteur. L’ensemble de ces données permettra d’orienter le diagnostic et de guider la patiente vers la prise en charge qui conviendra le mieux.

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