Le bilan du 4e mois de bébé

Au quatrième mois de bébé, un examen chez le pédiatre permet d’évaluer son développement et de constater d’éventuelles anomalies. En plus du suivi de santé classique, on observe tous ses progrès et ils sont nombreux !

Entre curiosité et angoisse, la visite chez le pédiatre est toujours un moment important pour les parents :

  • Soyez à l’heure au rendez-vous. Calculez le temps du trajet maison-pédiatre, prévoyez de la monnaie pour le parcmètre ou les tickets de transport, ne réveillez pas bébé au dernier moment… Être à l’heure, c’est aussi respecter les autres petits patients qui attendent.
  • N’oubliez pas le carnet de santé et les autres documents nécessaires.
  • Habillez bébé avec des vêtements confortables et faciles à enlever.
  • Prévoyez une couche de rechange, des lingettes et un biberon en cas de besoin !
  • Aucune question n’est banale, n’hésitez pas à interroger le médecin qui va ausculter votre enfant.
  • Restez zen, il s’agit d’un simple suivi de santé !

Petits repères sur le quatrième mois de bébé

Son sommeil : bébé va décaler petit à petit sa tétée de nuit vers le matin.

Ses repas : 5 à 6 biberons de lait par jour suffisent. Si maman n’allaite pas, il s’agit toujours d’un lait 1er âge. L’enfant prend environ 500 grammes par mois.

Son développement psychomoteur :

  • La voix : il joue avec sa voix et réalise des vocalises de plus en plus variées.
  • Les mouvements : il devient un petit explorateur de son corps. Il joue avec ses mains, ses pieds. Il commence à se retourner du dos sur le ventre et s’appuie sur ses avant-bras pour se relever et regarder autour de lui.
  • Ses mains : il arrive maintenant à garder un objet dans sa main et le porte immédiatement à la bouche.
  • Il entre en relation : il pousse des cris de joie pour accueillir quelqu’un ou en voyant des jouets.
  • Il joue : tout ce qui est à portée de main et dans son champ visuel l’intéresse, même si, au début, il va toucher un peu au hasard. Il aime les anneaux colorés, les hochets légers et les tissus doux.

Attention à la diversification alimentaire de bébé !

  • L’organisation mondiale de la santé (l’OMS) prône l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de vie. Le lait maternel a une composition riche et complexe ; il correspond exactement aux besoins du bébé. Il apporte un savant dosage de glucides, protides, lipides mais aussi une richesse dans les facteurs immunologiques. L’allaitement représente une barrière contre de nombreux germes et bactéries. Mais inutile de culpabiliser, les laits maternisés sont également parfaitement adaptés. Ce qui est à proscrire, c’est une diversification trop précoce. En effet, elle peut être responsable d’un nombre important d’allergies alimentaires. Au hit-parade des allergies alimentaires, on trouve l’arachide, l’œuf, le poisson, la protéine de lait de vache.
  • À chaque âge correspondent des besoins particuliers. Il ne faut donc pas être trop pressé de voir bébé manger uniquement à la petite cuillère. Au cours de la visite chez le pédiatre, celui-ci abordera certainement la question de la diversification alimentaire, n’hésitez pas à lui poser toutes les questions qui vous préoccupent.

L’examen du pédiatre

Vous allez revoir des gestes déjà pratiqués lors des premiers examens : son poids, sa taille, la mesure de son périmètre crânien. Le pédiatre va faire le point sur les vaccins et vous interroger sur les conditions de vie de l’enfant : Vit-il avec ses parents ? La maman a-t-elle repris une activité professionnelle ? Qui s’en occupe quotidiennement : nounou ou crèche ?

Comme ce tout-petit s’éveille de plus en plus, le praticien va vérifier son développement psychomoteur.

  • Il va agiter un petit objet sonore près de chaque oreille de l’enfant pour voir s’il réagit.
  • Il observe ses yeux afin de déceler un éventuel strabisme.
  • Puis examine le corps de bébé pour noter ses progrès : Est-ce que, placé sur le ventre, il arrive à pousser sur ses avant bras. Parvient-il à soulever sa tête et ses épaules ?
  • Le bébé placé en position assise, tient-il sa tête bien droite. Il n’est plus la poupée de chiffon des premiers jours, avec une tête désarticulée!
  • Bébé doit aussi commencer à attraper systématiquement les objets qu’on lui tend. Depuis peu, il a découvert son corps : il joue avec ses mains, ses pieds (avec une souplesse étonnante quand il s’agit de les mettre dans sa bouche).
  • Enfin, c’est le début des jolis sourires et des éclats de rire. Le pédiatre sera certainement ravi s’il en a un lors de la visite ! Si ce n’est pas le cas, il vous demandera si vous avez eu ce privilège.

Il louche, comment réagir ?

Pendant ces premiers mois, bébé a parfois tendance à loucher : c’est normal, son système visuel est encore immature.

Au-delà de trois mois, si le strabisme est permanent ou très souvent présent, il faut consulter.

Ce handicap est : soit un défaut de parallélismes des axes visuels, soit une amblyopie. On peut le corriger en prescrivant des lunettes à l’enfant et une rééducation chez un orthoptiste.

Si au bout de quelques mois ou années on constate toujours un strabisme important, l’intervention chirurgicale est possible vers l’âge de 3-5 ans. Elle consiste à redresser les muscles responsables de la déviation.

Pour sa sécurité et son bien-être

Le transat : à 4 mois, bébé peut commencer à passer un peu de temps sur un transat. Attention ! Ce type de siège ne doit jamais être posé en hauteur sur une table ou un meuble… Votre enfant peut bouger ou vous pouvez, vous-même, faire un mauvais geste. Il doit absolument être posé au sol et bébé toujours attaché. Éloignez votre chien ou votre chat.

Le porte-bébé : vous pouvez encore transporter bébé dans ce petit harnais quelques semaines, ensuite, il sera trop lourd ! Si vous êtes fragile du dos, méfiez-vous, un porte-bébé vous fait pencher en avant. Ne couvrez pas trop votre enfant, la chaleur de votre corps le tient au chaud.

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