Magiques premiers pas !

Hier encore, il se déplaçait à quatre pattes. Que s’est-il passé chez votre enfant pour qu’il se mette soudain à marcher ? Comment l’aider dans sa nouvelle vie sur deux pieds ?

La marche est une des fonctions principales de la motricité chez l’enfant. C’est un mécanisme qui va lui permettre à la fois des déplacements et des mouvements dans l’espace : un vrai chamboulement pour un tout-petit !

La marche : signe de développement chez l'enfant

La marche est le résultat de plusieurs facteurs :

  • Une maturité musculaire : ses déplacements à quatre pattes, ses différents allers et retours du ventre au dos et inversement, le maintien de sa tête, ses jambes qui progressivement ont appris à supporter son poids. Tout cela l’a musclé !
  • Au fil des semaines, sa vue s’est améliorée, il distingue mieux les formes, les distances.
  • Il a plus d’équilibre, il a pris conscience de la position de son corps dans l’espace, son système sensoriel fonctionne.
  • Les cellules sensorielles aident l’enfant dans sa notion du toucher : il sent la nature du sol sur lequel il évolue.
  • Souvent, il y a eu un impact affectif stimulant de la part de ses proches, il veut montrer qu’il sait « faire tout seul », sans l’aide de papa ou maman.

Avant ses premiers pas

Voici quelques solutions pour l’aider dans son apprentissage :

  • Le harnais : l’enfant enfile une sorte de combinaison montée d’une sangle au niveau de chaque épaule. Soutenu par un adulte, bébé a les bras et les mains libres ; il peut prendre de l’assurance en trouvant son centre de gravité. Cependant, l’utilisation de cet accessoire reste tout à fait limitée dans le temps.
  • Le trotteur : il y a les adeptes et ceux qui sont contre. C’est un petit siège à roulettes qui permet à l’enfant de se déplacer seul dans la maison et souvent, il adore ! Les « anti-trotteurs » trouvent que le petit est maintenu en état d’apesanteur, ce qui ne le tonifie pas. Ils trouvent que cette marche artificielle n’est pas le reflet de la réalité. Les autres considèrent que c’est un bon moyen pour développer sa curiosité, son envie de circuler à un moment ou un autre. Des séances par quart d’heure sont recommandées.
  • Les mains de son entourage : l’idéal est de ne pas maintenir les bras de l’enfant vers le haut. La bonne position est, pour l’adulte, de marcher à reculons, tout en tenant les mains du petit, sans bien sûr trop les tirer.

Premiers pas : premières chutes !

Les premiers jours de marche sont un peu chaotiques, il doit trouver son équilibre. Il vacille et tombe. Évitez de pousser des cris lorsqu’il tombe sur ses fesses et de paniquer ! Restez sereins et félicitez-le. Sa couche amortit le choc et cela fait partie de son apprentissage. Un hurlement peut l’effrayer et le déstabiliser. Il a besoin d’être encouragé, afin de prendre de plus en plus d’assurance, sans pour autant tomber dans l’excès ! Il pourrait croire que l’on ne s’intéresse qu’à ce seul exploit et être tenté d’en faire un peu trop, alors qu’il n’est pas encore prêt.

Prévenir les accidents

Voici quelques consignes pour prévenir les accidents dans la maison :

  • Choisissez des modèles de chaussettes antidérapants, pour les déplacements sur sol glissant.
  • Installez impérativement des barrières de sécurité. Escaliers = danger !
  • Posez des structures bloquantes sur les portes des placards.
  • Protégez les angles des meubles à hauteur d’enfant, pour éviter les plaies et les bosses.
  • Ne laissez jamais les portes donnant sur l’extérieur sans surveillance.
  • Ne placez jamais de chaise devant une fenêtre.
  • Attention aux lampes avec des fils et aux objets en hauteur, que l’enfant peut tirer pour les faire tomber.

Touche-à-tout

L’enfant va soudain découvrir que ses mains ne lui servent plus d’appui pour marcher à quatre pattes. Elles deviennent bien utiles pour attraper et manipuler des objets qui, jusqu’à présent, étaient compliqués à atteindre. Cette petite révolution va s’exercer dans l’application quotidienne des interdits. Son univers s’est considérablement élargi et le petit « touche-à-tout » va désormais entendre de nombreux « non ! ». Pour les parents, les premiers mois de marche sont un peu fatigants : la surveillance devient plus soutenue.

Un geste inné

  • Entre le 2e et le 8e mois de grossesse (au 9e mois, le bébé à naître n’a plus assez de place pour gigoter), l’enfant se dégourdit parfois les jambes, tout en flottant dans le liquide amniotique. Ces gestes, souvent ressentis par la future maman, ne sont que des mouvements réflexes, que le cerveau de l’enfant ne commande absolument pas.
  • Quelques semaines plus tard, à la maternité, les parents découvrent que leur nouveau-né est capable de « marcher ». En effet, les pédiatres testent, quelques jours après la naissance, ce que l’on appelle « la marche automatique ». Lorsque le petit est soulevé, maintenu sous les aisselles, les pieds posés sur une surface plane et légèrement penché en avant, il exécute de petits pas. Ce sont, en réalité, des réflexes primaires et archaïques, qui préparent le nourrisson quadrupède à devenir un jour un bipède. Cette faculté sera active dès sa naissance, jusqu’à ses deux mois. Ensuite, il aura oublié ces mouvements. Vérifier qu’il sait les réaliser et les coordonner est essentiel pour sa cognition future.

Le début de la socialisation de l'enfant

Il va pouvoir tisser de vrais liens avec d’autres petits camarades de sa génération : il peut aller vers eux, s’éloigner, simuler des petites courses pour s’amuser. Ce n’est plus un nourrisson, mais un petit homme !

Ses progrès au fil des mois

  • Chaque bébé a une évolution différente, ces données ne sont que des moyennes.
  • À 3 mois : bébé sait tenir sa tête.
  • À 4 mois : il s’appuie sur ses bras.
  • Vers 5-6 mois : il peut se retourner et passer du dos sur le ventre.
  • À 6 mois : il se tient assis.
  • Vers 8-9 mois : il peut ramper.
  • Vers 9-10 mois : il est capable de se déplacer à quatre pattes et maîtrise, de plus en plus, ses appuis sur les mains et les genoux.
  • Entre 9 et 11 mois : il va progressivement prendre de l’aisance dans sa position debout, en se tenant à un support stable, afin de parvenir à trouver son point d’équilibre.
  • Entre 10-12 mois : il est prêt pour faire des pas, si on lui tient les deux mains ; progressivement, on ne lui en maintient qu’une.
  • Jusqu’à 18 mois : s’il croise un obstacle sur sa route, il n’a pas l’idée de plier le genou afin de lever la jambe.
  • À partir de 18 mois : il débute la pratique de la « course ». C’est un peu fragile, il cherche son équilibre.
  • À 2 ans : il monte et descend les marches d’un escalier, il sait sautiller, courir, s’accroupir, sauter à pieds joints et réaliser des rotations vives.
  • À 3 ans : il peut danser, coordonner plusieurs mouvements à la fois, sauter à cloche-pied.
  • À 4 ans : il peut lancer un ballon en l’air.

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