Lutter contre la constipation Par le Professeur René Frydman

Les hormones de la grossesse diminuent le tonus des fibres musculaires, dont celles de l’appareil digestif. Résultat : les intestins sont paresseux ! La constipation est très fréquente chez la femme enceinte, et ce même si celle-ci n’en a jamais souffert auparavant.

Première règle : optez pour des aliments riches en fibres qui accélèrent le transit : céréales complètes, légumes verts crus ou cuits, fruits (pruneaux, figues, oranges, raisins, etc.), huile d’olive, laitages (lait, yaourt, fromage blanc, etc.). Évitez certains aliments comme le chou, le céleri, les radis, les artichauts ou les féculents (lentilles, haricots secs, etc.). Limitez votre consommation de pommes de terre, de riz et de bananes.

L’eau, le meilleur remède contre la constipation

Buvez 1 litre et demi d’eau par jour, le matin à jeun et entre les repas ; n’attendez pas d’avoir soif. Pensez à faire de l’exercice de façon modérée, mais régulière : marchez après les repas, mettez-vous à la natation. Cela stimulera vos fonctions intestinales et renforcera votre sangle abdominale.

Des médicaments adaptés

Allez à la selle plus souvent, sans attendre d’en avoir envie, et faites preuve de plus de patience que d’habitude. Si les mesures précédentes ont échoué, vous pouvez essayer, de façon ponctuelle, les suppositoires à la glycérine. Si l’inconfort persiste et devient douloureux, consultez votre médecin. Il pourra vous prescrire un laxatif non stimulant : un laxatif de lest ou un laxatif osmotique. Mais n’en prenez pas sans avis médical et prescription : certains peuvent irriter l’intestin et provoquer des contractions.

Des huiles pas si essentielles que ça

Fréquemment évoquée en pareil cas, l’aromathérapie est à consommer avec modération et, surtout, avec beaucoup de précautions pendant la grossesse. Formellement interdites pendant le premier trimestre, certaines huiles essentielles peuvent néanmoins être utilisées à partir du quatrième mois.

Le bon usage des huiles essentielles

  • Demandez toujours à un spécialiste des huiles essentielles (médecin ou pharmacien) ses conseils avant toute utilisation.
  • N’appliquez jamais d’huiles essentielles sur le ventre.
  • N’utilisez que des huiles 100 % naturelles – certaines sont synthétiques.
  • Ne dépassez pas dix jours d’application.
  • Ne mélangez pas les huiles entre elles.
  • Respectez scrupuleusement la posologie – nombre de gouttes par jour, sur la peau ou sur la langue, etc. Ce qui vaut pour l’aromathérapie vaut aussi pour la phytothérapie. N’utilisez des produits à base de plantes qu’après avis médical.

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